Cette grande comédienne humiliée par un tyran, elle balance !

Samedi 15 mai, Anne Parillaud était invitée dans « On est en direct » sur France 2 afin d’évoquer la parution de son livre, « Les Abusés ». Questionnée par Laurent Ruquier sur son parcours cinématographique, l’artiste qui a eu un enfant avec Luc Besson s’est épanchée sur les coulisses du tournage du film « Terre promise » en 2004. Et manifestement, ce tournage lui a laissé un goût amer. La faute notamment au réalisateur israélien, Amos Gitaï, pour lequel elle semble éprouver des sentiments partagés. « C’est vrai, c’est un metteur en scène tyrannique. C’est à dire que j’ai adoré Amos avant, je l’ai adoré même après, mais je l’ai détesté pendant« , s’est remémorée l’actrice à propos de ce long-métrage qui relate la douloureuse histoire de femmes vendues dans un réseau de prostitution.

« C’est un tyran. C’est quelqu’un qui est très difficile, qui vous humilie, qui vous met dans un état d’humiliation, d’emprise, lui aussi« , a relaté celle qui a remporté en 1991 le César de la meilleure actrice pour son rôle dans le film « Nikita ». « C’est quelqu’un qui témoigne et qui dénonce des drames et qui veut témoigner de son pays et qui en fait pendant qu’il tourne devient, lui, un monstre. C’est comme s’il transférait la monstruosité qu’il dénonce en lui. Et il l’incarne et, donc, il nous la fait vivre à tous« , a argué Anne Parillaud.

Malgré cette « horreur », la comédienne a expliqué qu’elle serait partante pour tourner de nouveau sous ses ordres. « Il me réengagerait, j’irais !« , lâche-t-elle, estimant avoir « compris les clés, la mécanique, la façon dont il dirige« . « Du coup, je pourrais me partager et compléter en fait, plutôt que de me révolter ou d’être en confrontation. J’ai éprouvé un plaisir douloureux, masochiste » a-t-elle conclu.

 

THL