Cette chaîne de café ne fait plus payer les consommations mais le temps passé sur place

Une chaîne de café a lancé un nouveau concept : elle fait payer ses clients en fonction du temps passé sur place, et non plus le nombre de verres consommés. Après la ville de Paris, de nouveaux cafés ont ouvert leurs portes à Bordeaux, Strasbourg ou La Défense.

Lorsque vous êtes à l’Anticafé situé non loin du musée du Louvre à Paris (Ier), la barista vous remet une petite carte sur laquelle est enregistrée votre heure d’arrivée. Dans ce café pas comme les autres, on paye le temps passé sur place et non les consommations.

Une heure revient à 5 €, et à ce prix-là, cafés, thés, citronnades et autres boissons détox avec concombre et menthe sont disponibles à volonté, à l’instar des fruits, crudités, biscuits, céréales, fromage blanc. Le wi-fi est aussi en illimité.

Le concept à la mode se répand dans toutes les villes de France, avec l’ouverture d’un huitième établissement du réseau Anticafé à Bordeaux. D’ici à la fin de l’année, trois autres cafés verront le jour : Défense (Hauts-de-Seine), à Strasbourg (Bas-Rhin), et à Paris près de la place de la République.

Ces endroits sans boissons alcoolisées sont bien plus que des lieux de Coworking. En effet, avec sa clientèle variée l’enseigne propose des ateliers dessin, des séances de yoga, des cours de langues et bien d’autres.

« On veut que les gens se sentent comme à la maison, sans la pression du serveur qui pousse à la conso au bout d’un certain temps », résume Leonid Goncharov, fondateur du réseau. Ce jeune patron ukrainien a étudié en France et découvert ce concept sur ses terres, à Odessa.

C’est un endroit agréable avec des fauteuils confortables et une atmosphère chaleureuse. «La barista se souvient du prénom des clients, qui appartiennent ainsi à une vraie communauté. Le fait d’être reconnu dans une grande ville, ça plaît», observe Kim Hamisultane.

« Au final, ça ressemble à une grosse coloc », compare Marie, barista de 21 ans. Till, un étudiant allemand de 21 ans, à Paris dans le cadre du programme Erasmus, est quant à lui convaincu de réaliser une bonne affaire. « Au bout de deux cafés, c’est rentabilisé parce qu’ici dans le quartier, l’expresso n’est vraiment pas donné, entre 3 et 4 € », explique le jeune homme.

SOURCE: Le Parisien