Sarah Abitbol écartée après son témoignage sur son viol : Nathalie Péchalat pointée du doigt…

Après avoir engendré beaucoup de tempêtes dans l’univers du cinéma, le mouvement #MeToo a envahi le monde du sport. La parole des victimes ayant été libérée, Sarah Abitbol a trouvé le courage en janvier 2020, de révéler les terribles agissements de son ancien entraîneur Gilles Bayer. L’ancienne championne de patinage artistique a d’ailleurs écrit un livre baptisé « Un si long silence » dans lequel elle revient sur son parcours et sur les viols et agressions sexuelles infligées par son entraîneur durant de nombreuses années.

Si cet ouvrage a choqué et attristé l’opinion publique, il a eu un impact considérable au sein de la fédération des sports de glace. Une enquête a notamment été lancée par certains membres étaient au courant des agissements sordides de l’entraîneur mais n’ont rien dit… De ce fait, Nathalie Péchalat a été nommée à la tête de l’institution et alors qu’on pensait que le fait de mettre une femme à ce poste allait encore plus faire bouger les choses, tout porte à croire que la situation n’a pas changé. « Le ménage n’a pas été fait en interne… Nathalie Péchalat, la nouvelle présidente, a nommé une responsable éthique qui non seulement n’est pas venue vers moi, mais refuse toutes mes propositions de collaboration » déclarait Selon Sarah Abitbol, en janvier dernier dans une interview accordée à L’Obs.

Cinq mois après ce constat, Sarah Abitbol est toujours dans l’impasse. « Pour l’instant, je ne me sens pas désirée » a-t-elle déploré ce jeudi 10 juin 2021 sur le plateau de l’émission « Quotidien ». J’aurais aimé former une certaine synergie, mais la porte n’est pas ouverte. Ils veulent tirer un trait sur les violences sexuelles dans le sport, et peut-être que Sarah Abitbol n’amène pas une image positive » a-t-elle ajouté en assurant que la Fédération souhaite passer à autre chose au plus vite.

L’ancienne championne de patinage artistique a ensuite révélé qu’elle a été boycottée au lieu d’être épaulée et aidée : « Il y a eu certains coups de fil de passés, de la part de la fédération, en disant ‘Sarah Abitbol, il ne faut plus qu’elle revienne en France, il ne faut pas qu’elle fasse des galas, elle va reparler de son histoire’. Des choses qui m’ont fait mal au cœur. Des gens qui sont encore du côté de Mister O (le surnom qu’elle donne à Gilles Beyer dans son livre, NDLR) ».

Aliénor de la Fontaine