Roxana Maracineanu : les compétitions sportives menacées jusqu'à l'obtention d'un vaccin ?

Même après le 11 mai, le retour à la vie normale n’est pas pour tout de suite. Les rassemblements publics seront toujours interdits jusque mi-juillet. Une décision qui pourrait avoir un impact sur les compétitions sportives, comme l’explique la ministre des Sports.

La grande marche vers le déconfinement est lancée. Instillée par Emmanuel Macron, lors de son allocution le 23 avril, la première étape vers une sortie progressive du confinement le 11 mai prend forme. Mercredi 22 avril, les ministres ont dû remettre au gouvernement des idées et des plans pour réussir l’arrêt de cette mesure sanitaire exceptionnelle sans relancer la propagation du virus. Déjà, les prémices de l’après 11-mai ont fuité, et la vie ne va pas reprendre son cours normal : pas question de se déplacer de région en région, a priori au moins jusqu’au 15 juin. Quant aux écoles, leur réouverture progressive se fera dans des conditions strictes, que Jean-Michel Blanquer a commencé à définir. Il reste un sujet culturel et populaire majeur dont on ne savait toujours rien : les compétitions sportives. Roxana Maracineanu, la ministre des Sports, a précisé ce qu’il en était en l’état actuel des choses, et ça ne devrait pas trop satisfaire les fans de sport.

Un vaccin avant tout ?

Invitée d’Eurosport mercredi 22 avril, Roxana Maracineanu annonce que le sport est loin d’être la priorité gouvernementale en vue du déconfinement. « Ce qui est certain, c’est que le sport ne sera pas prioritaire dans notre société. Il n’est pas prioritaire aujourd’hui dans les décisions qui sont prises par le gouvernement », a-t-elle averti. Pour Roland Garros ou le Tour de France, Roxana Maracineanu envisage la reprise de ces compétitions à huis-clos ou dans des « conditions sanitaires très strictes », en septembre. Au mieux. « Si ça n’est pas possible, ça ne sera pas la fin du monde. Ça va sans doute être la fin de beaucoup de choses qui étaient soutenues par les revenus de ces tournois et du Tour de France. Il va falloir se réinventer si une année, on fait l’impasse ». Quant au football, trois axes se dégagent : une reprise en juin, en septembre, ou alors une saison blanche. Dans les deux premiers scénarios, le huis-clos, donc sans spectateur, est plus qu’envisagé. Selon la ministre des Sports, aucun rassemblement public ne pourrait se faire « jusqu’à nouvel ordre, jusqu’à qu’on trouve un vaccin ». Ça risque d’être long.