Voiture de police incendiée : Deux prévenus relaxés, et pour les autres, des peines allant jusqu’à 7 ans de prison !

Après un procès sous haute tension, le parquet avait requis des peines d’emprisonnement allant de douze mois avec sursis, à huit ans de prison ferme.

Les faits remontent au 18 mai 2016, lorsque deux policiers en service, avaient été pris à partie par des militants. Leur véhicule avait alors été incendié, et l’un des deux policiers avait été agressé avec une barre de fer. C’est à la mi-septembre que le procès s’est tenu. Ce dernier a été accompagné de nombreux incidents, avec des slogans de ce type :

« tout le monde déteste la police/la justice »

« crève la justice »

« liberté pour tous »

Devant le tribunal correctionnel de Paris, un énorme dispositif de sécurité avait été mis en place, avec une quarantaine de gendarmes, pour éviter les débordements lors de l’annonce du jugement.

Le tribunal a suivi de manière générale les réquisitions du parquet, mais a tout de même relaxé deux des prévenus, Angel B. et Bryan M., qui étaient poursuivis pour avoir participé à la manifestation, mais pas aux violences. Certaines peines prononcées vont jusqu’à sept ans de prison. Le président a expliqué :

« Le seul fait de se dissimuler le visage ne suffit pas à caractériser l’existence d’une participation à un mouvement violent »

C’est le suisse Joachim Landwehr qui connaît la sentence la plus lourde, déclaré coupable d’avoir lancé le fumigène, qui a par la suite, incendié la voiture des policiers.

Antonin Bernanos constituait à lui seul, l’une des principales inconnues de ce délibéré. Étudiant de 23 ans en sociologie, il avait toujours nié avoir participé aux violences effectuées sur les policiers. Après un témoignage sous X, il avait été arrêté. Le tribunal a visualisé l’homme filmé en train de mettre des coups de poing dans la fenêtre de la voiture, et a estimé une « parfaite corrélation entre l’auteur des faits et le prévenu ». Le président lui a alors dit :

« Vous avez agressé deux personnes parce qu’ils sont policiers, un peu comme d’autres agressent des noirs parce qu’ils sont noirs »

Le jeune homme a alors été condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, sans mandat de dépôt. Le tribunal a également précisé qu’il était en état de récidive, et qu’il avait déjà effectué dix mois de détention préventive. Il lui resterait donc, en théorie, vingt-six mois de prison à effectuer, sachant qu’il est possible d’aménager la peine, avec un port de bracelet électronique par exemple.

Concernant l’homme qui a porté les coups de barre métallique, il devrait bénéficier d’un aménagement de peine. Il a été condamné à cinq ans de prison assorti pour moitié, du sursis.

« Vous vous en êtes violemment pris à un policier qui tentait de sortir de son véhicule en flamme et donc à la mort »

Enfin, le transgenre américain Kara a écopé de quatre ans de prison, et Ari Rustenhotz, de cinq ans.

Source : 20minutes