Don d’organes : à partir du 1er janvier 2017, tous les Français seront des donneurs potentiels.

Dès le 1er janvier 2017, la loi Touraine votée il y a un an entrera en vigueur en France. En effet, à partir de cette date toute personne décédée sera potentiellement un donneur d’organe. Cette nouvelle loi repose sur le principe de « consentement présumé », qui apparaît dans la législation française depuis 1976 avec la loi Cavaillet, et considère toute personne décédée comme donneur, sauf si durant son vivant, elle s’est inscrite au registre national des refus.

Auparavant, le corps médical était obligé de demander l’avis des proches du défunt avant de prélever les organes de ce dernier, désormais ça ne sera plus le cas. En effet, les personnes non inscrites au registre national des refus de leur vivant, seront automatiquement à leur mort considérées comme donneur. Avec cette loi, le gouvernement espère faire progresser le nombre de donneurs, afin de donner plus de chance de survie aux personnes ayant besoin d’une greffe.

Cependant, beaucoup ont encore du mal à accepter cette loi, le cas de l’Ordre des Médecins qui estime qu’elle va réduire le processus de communication entre les médecins et la famille, et également de la Fédération des associations pour le don d’organes et de tissus, qui se demande si cette réforme ne va pas installer « une méfiance des familles et la remise en cause de la volonté d’être donneur chez nombre de nos concitoyens. »

Au cours de l’année 2015, 5 746 greffes ont été réalisées, contre 533 personnes qui sont mortes, faute de don en France. Actuellement le pays compte encore plus de 20 000 patients en attente d’une greffe d’organe, d’où peut-être le bien fondé de cette réforme, qui certainement comme l’espère le gouvernement va sauver plus de vies.