Bienvenue au camping le moins cher de France !

Ce camping est situé au pied des Vosges, et est le moins cher de France. L’établissement vient de fêter ses dix ans !

Ce superbe site qui doit son nom aux nombreux points d’eau qui l’entourent, est situé tout près des Mille-Étangs dans les Vosges. Le camping de la Bergerie, n’est pas loin d’afficher complet.

« Ce sera le cas la semaine prochaine. On n’arrête pas, mais on est contents. C’est la première fois qu’on a autant de monde. »

Le succès, Gégé, le patron de la quarantaine d’emplacements, connaît les raisons : les adultes paient seulement 5€ par jour, et c’est gratuit pour les enfants. De plus, pour 2€ de plus par jour et 20 centimes pour la taxe de séjour, nous pouvons profiter d’une caravane. Les boissons elles, sont toutes à un euro.

« On a été classé camping le moins cher de France et, dix ans après notre arrivée, c’est toujours vrai. Je n’augmente pas, je n’augmenterai jamais ! Moi, je suis issu d’une famille d’ouvriers. Quand j’étais petit, on ne pouvait pas partir en vacances. Ce lieu a été fait pour ceux qui ne peuvent pas se payer de vacances et pour donner du bonheur aux gens. Ce n’est pas pour faire de l’argent. »

Sylvain et Aurore Creuzot, sont accompagnés de leurs trois enfants, et ont fait une cinquantaine de kilomètres pour passer dix jours à Mélisey. Sylvain explique :

« Ce n’est pas compliqué, charpentier près de Vesoul : on paie 120 € nos vacances ici. Si l’on était descendus dans le Midi, même dans un petit camping, ça nous aurait coûté dix fois plus cher. »

Au programme pour la famille, randonnées et balades à VTT entrecoupées de farniente.

Le camping dispose également d’un petit restaurant et de sanitaires bien entretenus :

« Le principe, c’est d’être tous responsables, explique Katie, qui vient chaque année depuis les débuts du camping. On nettoie nos douches, on aide quand on peut. »

« On a eu des Belges qui sont arrivés avec un camping-car de millionnaire. Ils ne comprenaient pas que l’on paie si peu cher. Je crois qu’ils se sont beaucoup amusés et ont promis de revenir. »

Gégé, le patron, ne cache pas avoir dû expulser certains cas trop difficiles :

« Les gens qui n’ont pas d’argent sont les bienvenus, mais chacun doit respecter les règles. »

« Quand les gelées s’en vont en avril, on ouvre. Quand elles arrivent en octobre, on ferme. À la fin de la saison, les caisses ne sont jamais très pleines, mais on a des souvenirs qui sont inestimables. »

Alors, tenté par l’expérience ?