Bientôt un test sanguin pour dépister le cancer le plus tôt possible

Bientôt sur la base d’une simple prise de sang, les médecins pourront détecter le cancer du sein, des poumons, de l’ovaire ou du système colorectal. En effet, ces maladies s’attaquent toutes à l’ADN en le modifiant.

Séquencer l’ADN permettra donc d’identifier rapidement la maladie, ainsi de prendre en charge le patient plus rapidement.

Une étude à paraître ce mercredi dans la revue Science Translational Medicine met en exergue le travail d’une équipe de scientifiques, qui a analysé le sang et des échantillons de tissus tumoraux de 200 patients aux États-Unis, aux Pays-Bas et au Danemark. Des personnes en bonne santé ont servi de sujet témoin.

Les différents tests effectués par les scientifiques ont permis de détecter 62 % des cas de cancer aux stades un (tumeur unique de petite taille) et deux (volume plus important).

Chaque fois que les pathologies étaient à un stade avancé, les analyses de sang étaient encore plus efficaces. Les personnes malades d’un cancer des ovaires ont eu de meilleurs résultats pendant la détection par séquençage ADN. Il est important de préciser que ce test sanguin limite le risque de faux positifs.

Victor Velculescu est co-auteur de l’étude, et spécialiste en oncologie au Johns Hopkins Kimmel Cancer Center à Baltimore (États-Unis) : « Nous essayons de trouver l’aiguille dans la botte de foin, alors lorsque nous trouvons une altération de l’ADN, nous voulons nous assurer que c’est bien ce que nous pensons ».